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DRAME DE MARMAGNE : Reconstitution de l’infanticide de la petite Méline

17 Fév 2016, Posted by admin in "articles sur Audrey Bittard", Droit pénal

C’est creusot-infos qui le mercredi 2 septembre au matin avait révélé l’horreur. Ce matin là, Sébastien Chabrier s’était rendu à la gendarmerie du Creusot pour avouer le meurtre de sa petite fille Méline. Dépêchés sur place, les sapeurs pompiers du Creusot et les médecins urgentistes de l’Hôtel-Dieu du Creusot, n’avaient pu que constater le décès de cette petite fille qui, la veille, avait effectué sa première rentrée scolaire à la Maternelle Raymond Rochette au Creusot.

Ce mercredi 16 Février 2016, cinq mois et quatorze jours après les faits, Madame Elsa Aussavy, juge d’instruction en charge du dossier, a ordonné une reconstitution. Dès les premières heures de la matinée, la rue de la Certenue a été bouclée par les gendarmes de la Compagnie d’Autun, sous les ordres du Commandant Denizet, chef d’escadron et de l’Adjudant-Chef Laurent Dardaine.
Sous bonne escorte et en présence de Caroline Mollier, substitut du procureur de la République de Chalon-sur-Saône, l’auteur présumé de l’infanticide, habillé d’un gilet pare-balles et entouré de gendarmes, a été conduit dans la maison où le 2 septembre il a commis l’irréparable. Le jour où il a tué sa petite fille. C’est à 10h07 que le volet de la maison s’est ouvert pour permettre la reconstitution, réalisée avec un mannequin représentant la petite Méline.
Un meurtre sur fond de séparation, puisque le dimanche 30 août dans l’après-midi, le couple s’était déchiré et la mère de la petite Méline avait fui dans le village, avant de rejoindre le domicile de ses parents à Saint-Bérain sous Sanvignes.
Ce mercredi matin, les magistrats ont demandé à Sébastien Chabrier de répéter le déroulé de la nuit du 1er au 2 septembre, de répéter les gestes qui l’ont conduit à cet insoutenable infanticide qui avait ému bien au-delà de Marmagne et de la grande région du Creusot. Plus de cinq mois après les faits, la question demeure : Comment peut-on être amené à tuer sa petite fille pour «faire payer» la compagne qui est partie ? C’est une des questions qui sera posée aux magistrats aux Assises. Peut-être à l’automne ou bien au début de l’année 2017.
C’est vers 12 heures que la reconstitution s’est terminée. Sébastien Chabrier est reparti en direction du centre pénitentiaire de Varennes le Grand. Son avocate, Me Audrey Bittard de Dijon, en accord avec son client, s’est refusée à tout commentaire, «car l’instruction est loin d’être terminée» s’est-elle limitée à commenter. Me Cuinat, avocat de la partie de l’épouse et donc de la maman de la petite Méline et de sa famille, lui aussi s’est refusé à tout commentaire, au nom du secret de l’instruction.

 

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(source : www.creusot-infos.com)